Origine du projet

NeoSaveurs est un organisme à but non lucratif qui vise à accompagner les personnes issues des communautés culturelles dans l’adoption de meilleures habitudes alimentaires et culinaires pour leur santé et leur bien-être.

Il comporte :
Une dimension collective, celle d’offrir aux communautés culturelles un levier d’action pour des changements alimentaires et culinaires durables

&

Une dimension sociale. De plus, il s’inscrit dans une démarche entrepreneuriale.

NeoSaveurs a démarré en 2017 sous la forme d’une entreprise individuelle notamment un service traiteur nommé OMenu. Rapidement, la promotrice du projet s’est rendu compte des limites de cette forme d’entreprise pour remplir la mission sociale. Pour donner suite à la clarification de la vision, l’exploration des formes juridiques existantes, aux leçons apprises de la phase d’essai du service traiteur, et à la mobilisation d’un groupe de promotrices, la décision a été prise de faire de OMenu un organisme sans but lucratif. 

Passionnée de cuisine, la promotrice principale du projet a toujours considéré sa cuisine comme un espace de détente et de ressourcement, un carrefour où l’inspiration et la créativité s’unissent pour faire naître des mets parfois surprenants, un laboratoire où les plus curieux acceptent d’initier leurs papilles à de nouvelles saveurs, un « refuge » où les plus conservateurs retrouvent le réconfort d’un plat tant apprécié. Médecin de formation (diplômé au Togo en Afrique de l’Ouest) et spécialisée en économie de la santé et en santé publique la promotrice principale a très rapidement été sensibilisée aux notions de prévention et de meilleure santé par l’alimentation. Le lien entre l’alimentation et les maladies chroniques, lesquels constituent la première cause de mortalité dans plusieurs pays est bien connu, de même que le fardeau économique que constituent ces maladies. Toutefois, l’insuffisance des connaissances mais aussi l’absence de stratégies inclusives d’application des connaissances existantes sur le sujet de l’alimentation dans les communautés culturelles est selon elle une des lacunes à combler et ce, de façon plus impérative.

La promotrice du projet a expérimenté une maladie autoimmune, en tant que personne issue de l’immigration, qu’elle a pu gérer par un changement alimentaire et culinaire. Ce vécu a démontré les difficultés à modifier les habitudes alimentaires et culinaires puisque le régime alimentaire et les pratiques culinaires, à côté de la langue, restent les seuls attachements identitaires qui perdurent le plus après l’immigration. 

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